Sans titre‎ > ‎Homélies‎ > ‎

31 décembre 2017 : La Sainte Famille

C’est seulement en 1921 que la fête de la Sainte Famille est intégrée à notre calendrier liturgique. Et ce ne sera qu’en 1969 que cette fête sera fixée définitivement au lendemain de Noël…  Nous fêtons donc aussi aujourd’hui toutes les familles du monde. Entre Noël et jour de l’an ; c’est pour beaucoup l’occasion de retrouvailles familiales. On se rencontre toutes générations confondues et on se remémore les « histoires » des années passées, parfois sous les yeux ébahis des jeunes générations, qui n’imaginaient pas qu’on ait été jeunes, nous aussi ! Et Dieu s’incarna dans une famille…Mis à part l’ Evangile de Luc, nous ne savons pas grand-chose des trente premières années  de la vie de Jésus en famille… Et dans la litanie des Saints, nous ne nommons pas la sainte Famille ; mais les femmes et les hommes qui la composent ou qui la croisent, par exemple : Sainte Marie, Saint Joseph, Saint Syméon, Sainte Anne… et bien sûr Jésus, qui dans le petit enfant de Noël est Présence de Dieu en notre humanité.      

                                   Sainte Marie ! Elle croit au Dieu de l’impossible. Comme Abraham, elle connait des temps d’hésitation : « Comment cela peut-il se faire ? »

            De même Saint Joseph, qui, apprenant la grossesse de Marie, pense couper court à son projet de mariage… Mais il voit au-delà de ses certitudes personnelles et il croit l’impossible, car Dieu ne fait jamais défaut à l’homme, qui s’abandonne à Lui. Comme Marie et Joseph accueillant le Fils de Dieu, est-ce la Foi en Dieu de l’impossible, qui nous unit en famille ?

            Mais, très vite, cette Sainte Famille va s’agrandir, en s’adjoignant deux nouveaux membres...

                                   Saint Syméon ! Un aîné, présenté comme le premier adorateur du Seigneur, selon saint Luc. Il est présenté comme un homme en attente : « Il attendait la consolation d’Israël ». Ce frère aîné nous montre quel peut être notre chemin, aujourd’hui. Marie s’avance vers lui pour déposer dans ses bras, l’enfant Dieu… Et là, animé par l’Esprit, il va prophétiser : « Maintenant, ô Maitre, tu peux laisser ton serviteur s’en aller dans la paix… car  mes yeux ont vu ton Salut…  Cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup… » Comme Syméon, puissions-nous faire attention à ce que l’Esprit Saint dit à nos familles et à notre Eglise… Dieu nous parle encore aujourd’hui !

                                   Sainte Anne ! Elle aussi est une contemplative, qui a su incarner sa Foi et son Espérance, dans la vie religieuse de son peuple. Parce que, comme Syméon, elle est contemplative, tous deux voient ce jour-là au Temple ce qui échappe au regard des autres et ils rendent Gloire à Dieu…

                                   Notre Eglise est comme une grande famille. Puissions-nous respecter les différences de chacun, pour découvrir la Grâce particulière, dont Dieu le gratifie…