Fête du  Christ Roi
Jésus est arrêté et présenté devant l’autorité civile, comme un terroriste ! Avec les attentats perpétués en de nombreuses parties du monde, on sait malheureusement tous et chacun ce qu’est un terroriste ! Le projet 
terroriste est de semer la souffrance, la mort, le deuil, les larmes et par conséquence pour le plus grand nombre. Or tel n’est pas le projet de Jésus. Il est venu apporter la vie et la vie en plénitude.


              Cette fête du Christ le roi a été institué en 1925, par le pape Pie XI. Pourquoi ? Parce que, comme aujourd’hui, les chrétiens étaient impressionnés par la puissance destructrice de certaines idéologies et pouvoirs politiques… L’église voulait donc ainsi raviver l’espérance des croyants, en leur proposant de ne pas limiter leur regard à l’horizon terrestre, mais de l’ouvrir à l’éternité.

                                          « Je suis venu dans le monde, pour rendre témoignage à la vérité », dit Jésus. Aucun terroriste ne s’est relevé, après s’être fait exploser avec sa ceinture dans un lieu public ! Mais Jésus est ressuscité le jour de Pâques, nous démontrant ainsi que le chemin de vie, qu’il propose, est non seulement beau, mais qu’il est vrai… Les apôtres vont en être bouleversés. La résurrection du Christ est pour eux un bond en avant !

              Tout à l’heure, en venant communier, vous allez plier les genoux, si vos genoux vous le permettent ou bien vous allez vous incliner profondément. Aujourd’hui, nous êtes libres de le faire. À la fin du monde, nous n’aurons plus le choix. « Voici qu’il vient parmi les nuées et tous les hommes le verront, même ceux qui l’ont transpercé… », disait le livre de l’Apocalypse. Et Saint-Paul aux Philippiens (2,9-11) dit : « Dieu l’a exalté… afin qu’au nom de Jésus, tout genou fléchisse au ciel, sur Terre et aux enfers… » Pas d’entrée au ciel, sans plier le genou devant le Christ, qui est seigneur ! Et bien sûr, nous souhaitons que même les terroristes plient les genoux au prochain avènement du Christ au roi… Oui, ce jour-là, chacun de nous pourra dire : Ton chemin à toi, Seigneur, le chemin de l’amour et de l’humilité était le bon. Pardonne-moi le mal que j’ai fait…

                                          Alors, choisir aujourd’hui d’honorer le Christ roi, ce n’est pas brûler de l’encens devant la croix et sur les autels de nos églises ; mais c’est écouter sa voix et conformer notre vie familiale et sociale à la sienne. Voilà qui, certains jours, nous demandera de l’héroïsme ; mais nous avons l’épée de la charité et le bouclier de la foi, comme écrivait Saint-Paul aux Ephésiens (6,13-18).