Dimanche 14 octobre 2018

 28° dimanche du temps ordinaire

Marc 10, 17-30

Homélie du Père Ph. Parent




Quel est le sens de notre existence ? Pourquoi ce passage sur terre pour 80 ans, 100 ans pour les plus vigoureux ?
 Ce jeune homme de l’Évangile l’a bien compris. 

Notre vie sur Terre est une préparation à la vie éternelle… Alors ce jeune homme, avec toute sa fougue, court vers Jésus. Plein de bonne volonté, il lui pose la question qui lui tient à cœur : « Que dois-je faire ? » 
Avouons- le, pour nous-mêmes et nombre de nos concitoyens, ce n’est pas là le souci majeur ! Voilà donc une belle démarche, qui ne peut que réjouir le seigneur…

            OK, dit Jésus ! Mais il y a deux conditions :

 1) « Évite le meurtre, le vol, l’adultère, le mensonge, honore ton père et ta mère. »

 2) Vend tout ce que tu as, donne aux pauvres. 




Dimanche 7 octobre 2018

 27° dimanche du temps ordinaire

Marc 10,2-16.

Homélie du Père Ph. Parent

.......   Alors j’ai lu et relu ce passage d’évangile, jusqu’à le savoir par cœur ! « Des pharisiens abordèrent Jésus, pour le mettre à l’épreuve », note Saint Marc. Ces pharisiens étaient friands des discordances qu’il pouvait relever dans les saintes écritures. D’une part il y avait le livre des commencements où il était dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ! Je vais lui créer une aide et tous deux ne feront plus qu’un à l’image de la Sainte Trinité où le père ne fait qu’un avec le fils, le fils ne fait qu’un avec le père et tous deux ne font qu’un avec le Saint Esprit… D’autre part, il y a la prescription de Moïse, qui autorise l’homme à remplir un acte de répudiation, pour renvoyer sa femme… Mais de fait l’intention des pharisiens et de mettre Jésus à l’épreuve et ces deux textes fondamentaux de l’Ancien Testament n’en sont que l’occasion…

                                   Alors, vous l’avez entendu, Jésus parle des petits enfants ! Jésus souligne par-là, qu’il y a deux attitudes possibles à l’égard du Christ. Il y a l’attitude des enfants que Jésus donne un exemple. Ils sont tout simples et ils ont un a priori favorable, face à celui qui se présente à eux. Et il y a l’attitude des pharisiens, qui cherchent à mettre Jésus à l’épreuve. Deux attitudes contrastées : la disponibilité, l’ouverture et la droiture. Et en face la ruse, le désir de pinailler. Deux attitudes que Saint Marc met en relief. Voilà qui peut rejoindre notre vie, qu’on soit marié, veuf ou célibataire… Comment accueillons-nous la parole de Dieu ?


16 septembre 2018
24e ordinaire B
Marc 8,27-35
Homélie du Père Ph. Parent



Quand un petit groupe de ce risque à partager l’Évangile, c’est parfois très frustrant ! On assiste très souvent un bombardement de vérités, qui n’ont rien à voir avec notre propre vie… 

L’église dit… le pape dit… le droit canon dit que… L’évêque a dit… notre curé a dit… la théologie dit… 

Avouez que c’est frustrant ! On fait un partage de connaissance intellectuelle et non un partage de notre foi personnelle. Ce fut aussi l’expérience des apôtres essayant de répondre à la question de Jésus : qui suis-je ? …

            Il est certainement frustré de la réponse de ses apôtres, c’est pourquoi Jésus réitère sa question en la précisant : « pour vous qui suis-je ? » Pour toi Pierre, qui a quitté ton métier de patron pêcheur, la maison de capharnaüm, ta belle-mère, pour te retrouver sur les routes avec moi ? Pour toi Jean, qui repose si souvent la tête contre mon épaule, qui suis-je ? Pour toi Mathieu, qui a quitté ton bureau à la douane et ton statut d’homme important dans la cité, qui suis-je ? Pour toi Judas, qui tient les cordons de la bourse de notre pauvre communauté, qui suis-je ? … Et les apôtres se taisent. Silence lourd !

            Et c’est la même question, que le seigneur nous pose aujourd’hui.

8 septembre 2018
Nativité de la Vierge Marie

Mathieu 1,18-23
Homélie du Père Ph. Parent


- Nativité ? Naissance ! Donc aujourd’hui, nous fêtons l’anniversaire de Marie. L’anniversaire de la maman de Jésus. L’anniversaire de notre maman du ciel…
 - Le grand projet de Dieu, c’était de créer le monde, les hommes et les femmes, pour s’unir à tout homme et à toute femme. 
Pourquoi Dieu ne s’est-il pas uni d’un coup à chaque femme, au tout début de la création ? Parce que l’humanité n’était pas encore prête, pas encore née, comme le seigneur le désirait. Puis le temps est venu. Et Dieu a trouvé Marie ! Et Dieu a trouvé Joseph ! 
Ils étaient selon son cœur et Dieu s’unit alors totalement à Marie et elle devint enceinte et donnera au monde son fils Jésus. Voilà aussi la fête que nous célébrons aujourd’hui : la naissance de notre monde. Depuis, notre monde est prêt, il peut naître à l’union intime avec Dieu. « Tout homme est une histoire sacrée. L’homme est à l’image de Dieu. 


Dimanche 9 septembre 2018

23e Dimanche du temps ordinaire B

Marc 7, 31-37
Homélie du Père Ph. Parent




Où est Jésus ?

Il a quitté le territoire d’Israël, il se trouve dans l’actuel Liban. 

Mais sa réputation l’a précédé, même dans ce territoire de la décapole. 

La, la mission de Jésus ne va pas se limiter au seul peuple élu, comme nous le rappelons à chaque messe, quand le prêtre dit : 
« ceci est la coupe de mon sang, versé pour la multitude… »



                                   Devant cet événement, plusieurs lectures sont possibles.

1)      S’en tenir au récit : la séparation entre juifs et païen est brisé. Les promesses faites à Israël, concernent l’humanité tout entière…

2)     Regardez les signes ! Ce que les païens ne connaissent pas ou peu, les juifs le savent. Ils ont en mémoire (Isaïe 35,4) ou le prophète à la vision du Messie avenir et déclare : « les yeux des aveugles souvenirs s’ouvriront… le boiteux bondira comme un serf… la bouche du muet criera de joie… »

3)     Au-delà de la guérison médicale, on peut découvrir la puissance de Dieu à l’œuvre à travers la parole et le geste du Christ. Il s’agit là d’une lecture spirituelle de l’événement. C’est sur cette troisième lecture que je vais m’arrêter…




 
Dimanche 2 septembre  2018
922e° Dimanche du temps ordinaire B

Marc ( 7-8. 14-15. 21-23)
Homélie du Père Ph. Parent



Pendant que Jésus s’affaire avec la foule, en guérissant les malades et en enseignant, les disciples se restaurent. Et ils sont pris en flagrant délit de ne pas s’être lavé les mains avant le repas…

          Nous aussi, nous avons des coutumes ! Dès le plus jeune âge, on apprend aux enfants, à se laver les mains avant de se mettre à table : ce qui se comprend pour des raisons hygiéniques ! Et notre messe a aussi ses rites ! Le prêtre ce lave les mains, après l’offertoire. Ce qui se comprenait il y a quelques années, quand les fidèles apportaient à l’autel les fruits de la terre et de leur travail : du vin, un morceau de viande fraîche, des légumes tout juste sortis de la terre… mais depuis que l’offertoire nature a été remplacé par la quête, le prêtre ne touchant plus les offrandes, le rite du « lavabo » avait perdu sa raison d’être… Et pourtant on a gardé ce rite dans la messe. Mais il s’est amenuisé jusqu’à devenir quelques gouttes d’eau mouillant les deux doigts du prêtre qui allait saisir la blanche hostie… et le prêtre accomplissant ce rite dit : « lave moi de mes fautes, purifie-moi de mes péchés. »

          Pourquoi a-t-on gardé ce rite qui n’est pas obligatoire ?

1