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Dimanche 19 août  2018
9e 20° Dimanche du temps ordinaire B
Homélie du Père Ph. Parent
Jean 6, 51-58, Ephésiens 5,15-20




                                
   La première parole forte qui m’a touché est dans la deuxième lecture :
 « Frères, prenez garde à votre conduite : ne vivez pas comme des fous… »
Il est vrai, que depuis quelques années, le temps s’accélère. Même le temps de recueillement à l’église est écourté par les appels téléphoniques. Même lors d’une rencontre entre amis l’appel du téléphone portable fait loi ! « Excusez-moi, je sors quelques instants, on m’appelle ! ... » Quand on revient, on demande à son voisin : « Raconte-moi ce que j’ai loupé pendant mes quatre minutes d’absence ! » « Frères, ne vivez pas comme des fous ; mais comme des sages… » A vouloir être partout, on est nulle part ! Ce n’est pas nouveau, déjà saint Paul mettait en garde les chrétiens de son époque.


Dimanche 12 août  2018
119e Dimanche du temps ordinaire B
Homélie du Père Ph. Parent
Jean 6, 41-51
Rois 19,4-8 

Fin juin et début juillet, dans beaucoup de nos quartiers, il y a eu des « mangements » entre voisins. C’est une bonne occasion pour mieux se connaître. Chacun vient avec ce qu’il est et quelque chose à partager avec les autres… Tout se passera bien, si on évite d’aborder les sujets comme l’argent, la politique et la religion ! Mais si un des invités se met à tenir des propos dérangeants sur la politique migratoire de la France, ou sur notre président qui accepte du Pape François un titre honorifique lié à la basilique du Latran à Rome, alors au début on prendra son discours avec humour. Mais s’il persiste, on va récriminer contre lui. Il dérange…

Voilà en quelque sorte l’expérience que vivent les Juifs, qui récriminaient contre Jésus. Tous étaient unis dans une même Foi : d’une part il y avait Dieu, qu’on ne peut nommer et qui trône aux Cieux et d’autre part la vie sur la terre. Bien sûr, il y a une alliance entre Dieu et les hommes ; mais elle n’efface pas la distance infinie entre le Ciel et la terre. Or Jésus vient troubler ce rapport entre le monde et Dieu. Il se dit « descendre du Ciel » ! Alors les Juifs récriminent. « Nous connaissons bien son père et sa mère… » Un jour viendra, et ce sera vendredi saint, où on le clouera sur la croix pour le faire taire…

Mais c’était sans compter sur la Résurrection ! 

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Dimanche 5 août  2018
118e Dimanche du temps ordinaire B
Homélie du Père Ph. Parent
Jean 6, 24-35
Exode 16, 2-15

La première lecture et l’Evangile nous montrent des humains dans l’épreuve.


Ils ont faim ! 

Dieu a libéré les Hébreux de l’esclavage en Egypte, et conduits par Moïse, ils se sont mis en marche vers la terre promise. 

Mais à l’instant, ils se retrouvent dans le Désert et la vie y est rude…


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Dimanche 15 juillet  2018
115e Dimanche du temps ordinaire B

Homélie du Père Ph. Parent
Marc (6,7-13)


"Il commença à les envoyer en mission deux par deux"





   

 Aujourd’hui, pour la première fois, Jésus envoie ses Apôtres en Mission. Ils sont 12, ce qui évoque les 12 tribus d’Israël. C’est, avec ces 12, le peuple tout entier qui est concerné. C’est toute l’Eglise, que Jésus envoie en Mission et pas seulement les évêques, successeurs des apôtres !

            Souvenons-nous ! Chacun d’eux a été appelé personnellement. Chacun a été choisi, comme le souligne saint Paul (Eph. 1,9_14) : « Il nous a choisis… pour que nous soyons, dans l’Amour, saints et irréprochables sous son regard… »

 Voilà l’expérience que font tous les catéchumènes adultes ! Ils arrivent à la porte de l’Eglise et disent : « Je veux être baptisé ! » Et au terme du cheminement de catéchuménat, l’Eglise leur donne à vivre, en présence de l’évêque, ce que l’on nomme : « l’Appel Décisif », où ils sont appelés personnellement et leurs noms inscrits sur le registre… Ils sont passés du « je veux être baptisé » à « le Seigneur m’appelle à être son disciple » … 

Désormais, leur vie a un sens, qui va au-delà de leurs petits espoirs humains.






Dimanche 8 juillet  2018
11'e Dimanche du temps ordinaire B

Homélie du Père Ph. Parent
Marc (6,1-6)

                                   Aujourd’hui, Jésus est obligé de quitter Nazareth, s’étonnant de leur manque de Foi. Le Fils de Dieu est-il mis en échec ? 

Comme au temps de Jésus, nous vivons dans une société où l’échec est mal vu. Beaucoup de « Burn out » actuels ont leur racine dans la course à la performance. 

L’échec n’est pas permis ! En Amérique, le candidat à la présidentielle qui a échoué retourne dans l’anonymat…

 Ce qui n’est pas le cas en France où le perdant en deuxième ou même en troisième position, se félicite de son « record » et se représentera à nouveau dans cinq ans ! Alors, peut-être sommes-nous mieux à même de comprendre cette page évangile !...

            « Là, Jésus ne pouvait accomplir aucun miracle, Il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains », note saint Marc. Pour l’évangéliste, quand il n’y a pas de Foi, il peut y avoir une guérison ; mais il n’y a pas de miracle !

                                   « Jésus s’étonna de leur manque de Foi » et dit : « Un prophète n’est méprisé que dans son pas, sa famille et sa propre maison »…