Jeudi Saint - 2019

                                                      18 Avril 2019

                                                                    Année C  Jean (13, 1-15)

 

Homélie du Père Ph. Parent



Jésus avait souvent parlé de « son heure », qui n’était pas encore venue. Mais aujourd’hui on y est. Jésus entre dans sa Passion. Imaginez la scène ! L’ambiance est lourde… Les grands prêtres cherchent comment arrêter Jésus, Judas va le trahir, Pierre le reniera, tous s’enfuiront…

            Au cours de ce dernier repas, Jésus va prendre soin de ses disciples… Mais ce n’est pas un banquet ! Jésus prend du pain ordinaire, le pain des pauvres, que chacun peut trouver pour se nourrir. Ce pain, c’est le fruit de la terre et du travail des hommes, c’est celui que revendiquent les « gilets jaunes » et tant de familles dans le monde, qui en manquent cruellement ; mais c’est aussi le pain que l’on partage entre amis, pour devenir « copains » ! Jésus prend ce pain, le brise et le leur partage. Ce pain doit être reçu et mangé… Et il leur dit : ceci est mon corps, qui, dans quelques heures, sera brisé pour vous et pour la multitude. Par ce geste, Jésus se fait « pain » pour la vie du monde, afin que chacune de nos vies devienne plus fraternelle, sacramentelle… Chacune de nos messes, en est le mémorial.

                                    Dans ce climat tendu, Jésus va poser un geste étonnant ! D’habitude, la maman dit : lavez-vous les mains et venez à table ! Aujourd’hui, c’est au cours du repas que Jésus se lève, dépose son vêtement, prend un linge, verse de l’eau et se met à laver les pieds de ses apôtres… Mais, on ne mange pas avec les pieds ! Qu’est-ce qui se passe ?

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Dimanche  14 avril  2019
 
Dimanche des Rameaux

Année C - Saint Luc (22, 14-23, 56)
                                                      
Homélie du Père Ph. Parent


          Nous entrons aujourd'hui en semaine Sainte ! Jésus entre à <Jérusalem, dernière étape de son périple sur terre

Jérusalem, en hébreu signifie : fondation de la paix. Or cette ville n’a jamais connu la paix, hier et encore aujourd’hui. Elle a connu des invasions, des destructions et des reconstructions. Pour la protéger on l’a doté de remparts… Ce jour-là, les portes sont ouvertes et Jésus entre, acclamé par la foule en liesse… Il se présente pacifiquement, porté par un ânon, comme son ancêtre David.

            Aujourd’hui, en 2019, le Christ veut nous rejoindre au cœur de nos vies, entrer dans nos villes, fouler nos quartiers… Si nous lui ouvrons notre porte, il peut nous rendre acteurs d’une vie plus humaine et plus solidaire. Il se présente doux et humble

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Dimanche  7 avril 2019

                                                       5e dimanche de Carême

                                                                    Année C  Jean (8, 1-11)

 

Homélie du Père Ph. Parent

     


       De quoi est-il question, dans ce passage d’évangile ?

 La lettre de Saint-Jacques (3,9–10) résume ainsi :

« C’est avec la même langue, que vous bénissez le Seigneur et Père et que vous dites du mal des hommes qui ont été créés à l’image de Dieu » …

Tous les cancans, les exclusions, les divisions, les rancunes, voilà un cancer, qui mine nos communautés paroissiales. Et après on s’étonne que tant de chrétiens, autour de nous, se disent : « croyants, mais non pratiquants » !

Dire du mal, pas toujours vrai, et en tout cas chaque fois fortement exagéré, voilà des coups de langue, plus meurtriers que des jets de pierre… On m’a rapporté que dans une de nos églises, quelqu’un avait craché dans le bénitier ; dans une autre, que quelqu’un avait uriné et un crucifix avait été vandalisé !

C’est grave et la loi de la société civile cherche à punir ces délinquants… Mais n’est-il pas plus grave, de cancaner sur son prochain ? Nos églises, les crucifix sont des images mortes, tout au plus bénites, alors que l’homme est une image vivante, parfois bien défigurée je l’avoue…

                                   Alors, que fait Jésus ? Je relève trois gestes :

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Dimanche  24 mars  2019
 
3e dimanche de Carême
 
Année C - Luc 13,1-9
                                                      
Homélie du Père Ph. Parent
 
En 1968, quand j’étais étudiant, notre professeur d’exégèse de la Bible, nous disait : Avant de prier le bréviaire, il vous faut vous tenir au courant de l’actualité dans le monde ! C’est ce que fait aujourd’hui Jésus dans ce passage d’évangile… A notre porte, nous rencontrons la misère du peuple de Dieu, dans les hôpitaux, les hospices où sont parqués nos aînés, les migrants sans-papiers à la recherche d’un havre de paix… etc.… Et il y en a des lieux, où l’on est seul, en manque d’amour ! Aujourd’hui, ce n’est pas une question piège, qui est posée à Jésus. C’est une bonne question, qui est encore la nôtre, en ces temps : Pourquoi le mal ? Devant le malheur des autres, on est souvent tenté de penser : ils y sont certainement pour quelque chose, s’il leur arrive cela ! C’est ce que disait le nombre de personnes, quand on a découvert l’épidémie du sida : ils n’avaient qu’à bien se tenir et ça ne serait pas arrivé ! Mais Jésus dit : « Pensez-vous que ces galiléens étaient de plus grands pécheurs que les autres ? Eh bien non » ! Alors, on crie : Il n’y a pas de justice ? Alors, on va chercher une autre cause

 
 
 
Dimanche  17 mars 2019

                                                         2e dimanche de Carême

                                                                    Année C  Luc (9, 28b-36)

Homélie du Père Ph. Parent
 
 
 

 

 

 

 

À la messe, après la prière du notre Père, le prêtre qui préside l’Eucharistie, prie ainsi :

 « Délivre-nous de tout mal Seigneur, rassure-nous devant les épreuves » …

 Et nous répondons :

« Oui, car c’est à toi qu’appartiennent le règne, la puissance et la gloire » …

 Oui, l’Eglise sait combien à certains moments, nous avons besoin d’être encouragés, soutenus, éclairés.

 
 
 
 
 
Dimanche  10 mars  2019
 
1e dimanche de Carême
 
Année C - Luc 4, 1-13
                                                      
Homélie du Père Ph. Parent
 
 
 
 
 
En 40 jours au désert, Jésus expérimente le combat de ce que sera toute sa vie. Jésus a faim, note l’Évangile de ce jour. Mais aussi on le verra avoir soif avec la Samaritaine et pendu sur la croix. 
Aujourd’hui, Jésus répond à cette faim et à cette soif, en citant l’écriture : « Ce n’est pas seulement de pain, que l’homme doit vivre » … 
Puis le démon lui dit : « je te donnerai pourvoir et gloire sur tous les royaumes de la terre » … 
Et juste après la multiplication des pains, Jésus choisit de s’enfuir, car on veut le faire roi. Et cela le poursuivra jusqu’à la croix, où il est écrit : « Jésus le Nazaréen, roi des juifs » 
et aujourd’hui, Jésus répond : « Tu te prosterneras devant le seigneur ton Dieu et c’est lui seul que tu adoreras ».
Le démon lui dit encore : « Si tu es fils de Dieu, jette-toi en bas… Dieu donnera l’ordre à ses anges de te garder, pour que ton pied ne heurte une pierre » … Mais Jésus fera taire les démons après la guérison du possédé, comme il fera taire Pierre, en lui disant : « Derrière moi Satan, tes pensées ne sont pas celles de Dieu », comme il dit ici : « Tu ne mettras pas à l’épreuve, le seigneur ton Dieu »