Dimanche  24 février 2019

                                                         6e dimanche du temps ordinaire

                                                                    Année C  6, 27-38

Homélie du Père Ph. Parent







"Aimez vos ennemis " … dit Jésus.

 À qui s’adresse cette parole ?

   Pas à toi, pas à moi !

    Au premier abord, nous répondons : Je n’ai pas d’ennemis !

            Alors, fermons les yeux !

Tu ne vois personne et personne ne te voit…

Laissons résonner en nous, cette parole de Jésus : « aimez vos ennemis » !

Jean Vanier nous dit que notre ennemi c’est celui qui vient toucher notre incapacité d’aimer. Garde les yeux fermés et relis ton histoire… C’est bien vrai, je suis concerné par cette parole de Jésus. Un autre ou un groupe a eu des attentes sur toi. Au début, tu as pu en être flatté ; mais très vite tu t’es aperçu que cela dépassait tes limites… Petit à petit ça t’a exaspéré…

 L’ennemi, dit Jean Vanier, c’est celui qui vient toucher mon incapacité d’aimer. Alors oui, si tu as toujours les yeux fermés, des visages apparaissent… Ce ne sont pas des ennemis mortels, mais ils t’atteignent au plus intime de ton être… Il y a tant de personnes avec qui nous avons du mal à vivre…




Dimanche  17  février  2019

6e dimanche du temps ordinaire 

Année C - Luc 6, 17 20-26  
                                                      
Homélie du Père Ph. Parent

                                   Qui dira l’importance de l’arbre, dans notre vie ? « Auprès de mon arbre, je vivais heureux. J’aurais jamais dû m’éloigner de mon arbre »… Chantait Brassens. « Comme un arbre dans la ville, je suis né dans le béton, coincé entre deux maisons… Entre béton et bitume, pour pousser, je me débats ; Mais mes branches volent bas, si près des autos qui fument » …  Chantait Maxime le Forestier.

            On parle d’arbre généalogique, quand on fait des recherches sur nos racines familiales. J’ai même entendu, lors de funérailles : papy, il était solide comme un chêne, on pouvait s’appuyer sur lui… Et certains m’ont manifesté leur étonnement de voir un sapin de Noël trôner dans le cœur de Notre-Dame de Lourdes.

            La Bible recourt souvent aux arbres. (Jérémie 17,5–8) « L’homme qui met sa confiance dans le Seigneur… sera comme un arbre, planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant : il ne craint pas la chaleur, quand elle vient et son feuillage reste vert » … Et le psaume un, disait : « Celui qui se plaît dans la loi du seigneur, est comme un arbre planté près d’un ruisseau, qui donne son fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt » … Il semblerait, à travers la Bible, que l’arbre ait la vocation d’être heureux ! Avec l’image de l’arbre, le prophète Jérémie et le psalmiste exprime le bonheur de celui qui s’enracine en Dieu…

                                   Et c’est bien du bonheur, dont il est question aujourd’hui avec l’Évangile ! Les quatre béatitudes que rapporte Luc touche des réalités de notre vie. « Bienheureux les pauvres ».



 
Dimanche  10  février  2019

                                                    5e dimanche du temps ordinaire :

                                                                    Année C  - Luc 1, 5, 1-11

Homélie du Père Ph. Parent

                                  


Où est le miracle ? D’abord dans l’obéissance de Pierre ! Ce que lui demande de Jésus est absurde pour un patron pêcheur. Mais Pierre a déjà rencontré plusieurs fois Jésus et expérimenté l’efficacité de sa parole… « Sur ta parole, je vais jeter les filets » ! Pierre joue gros, sur ce coup-là. Il va à l’encontre de tout ce que son expérience lui a appris… Ce qu’il ne sait pas à cette heure, c’est qu’il joue son avenir. Et ce qui devait être un désastre devient un succès !

            Mais où est le miracle ? Ce n’est pas la pêche, c’est que le pêcheur est lui-même pris dans le filet que lance Jésus. « Tel est pris qui croyait prendre », dit le proverbe… Ce jour-là, la meilleure pêche, c’est Jésus qui l’a faite ! « Désormais, avec moi, ce sont des hommes que tu prendras » ! Le vrai miracle c’est que à partir de ce jour-là, Simon et ses acolytes vont laisser leur filet et leur barque, poursuivre le Christ. Ils deviennent des disciples, ils embarquent avec le Seigneur. C’est déjà l’église, en herbe, qui nous est présenté là !

                                   « N’aie pas peur », dit Jésus.











































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Dimanche  27  janvier  2019

4e dimanche du temps ordinaire 

Année C - Luc 4,21-30    
                                                      
Homélie du Père Ph. Parent


Première homélie officielle de Jésus à la synagogue ! Il y était attendu. Tout avait eu vent de ses actions chez les autres et se demandaient : Quand donc va-t-il revenir chez nous, pour y faire ses œuvres extraordinaires ?


            Mais après son homélie, on veut le tuer ! Ses auditeurs sont passés de l’enthousiasme, à l’étonnement et enfin au rejet. Saint-Jean, au début de son Évangile, écrit : « Il est venu chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue » …


            Vous voyez, on peut faire ses classes chez les francs-maçons, en espérant bénéficier d’un carnet d’adresses, qui bouterait notre carrière ! On peut très bien arborer un « gilet jaune » sur son tableau de bord, dans l’espoir de ne pas être arrêté au carrefour ! On peut très bien être religieux, avec l’espoir que Dieu accomplisse notre volonté ! Ça s’appelle l’opportunisme. Heureusement, tous les francs-maçons, tous les gilets jaunes, et tous les pratiquants ne sont pas opportunistes… La très grosse majorité sont mus par des convictions sincères. Mais l’opportunisme est un risque, qui reste à portée de main…

            Alors, qu’est-ce qui dérange à ce point les auditeurs de Jésus à la synagogue de Nazareth ?



 
Dimanche  27  janvier  2019

                                                        3e dimanche du temps ordinaire :

                                                                    Année C  - Luc 1, 4- 21

Homélie du Père Ph. Parent




Quand on interroge un catéchumène adulte sur ce qui l’a amené à demander le baptême, c’est presque toujours, par ce qu’il a

entendu une parole.

De même, si en sortant tout à l’heure, en se risquait à « un radio crochet » avec chaque personne rencontrée, on s’apercevrait que toute connaissance de Jésus commence par une parole entendue, un flash : la crèche de Noël, la multiplication des pains, l’eau changée en vin, tendre l’autre joue si l’on te frappe sur une joue et l’incontournable : « aimez-vous les uns les autres »…

Ces clichés sur la personne de Jésus, sont une connaissance rudimentaire, mais peuvent être le point de départ d’un véritable questionnement au sujet de Jésus…

                                   C’est ce qui amène Saint Luc à écrire son Évangile. Il n’est pas journaliste ou historien. Il se présente comme témoin. Saint Luc écrit : « J’ai décidé, moi aussi, après avoir recueilli avec précision des informations concernant tout ce qui s’est passé depuis le début, d’écrire pour toi… afin que tu te rendes bien compte de la solidité des enseignements que tu as reçus… » (1,1–4).


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