Dimanche 8 avril 2018 ; la Miséricorde : Jean 20,19-31.

                                   En ce 2° dimanche de Pâques, nous fêtons la Miséricorde de Dieu. C’est le Pape Jean Paul 2, qui, le 30 avril 2000, a institué cette fête pour l’Eglise universelle, après la révélation du Christ lui-même apparaissant à sœur Faustine, religieuse polonaise…

            Le mot Miséricorde a peu à peu disparu de notre langage courant et nous en avons perdu le sens. A travers toute la Bible elle est d’abord une rencontre entre Dieu ou son  Fils et l’homme…

            Dès les premières pages de la Bible, dans le livre de la Genèse, Dieu manifeste sa Miséricorde. Après le péché, Adam se découvre nu. Il est écrasé par le poids de sa faute. Alors, il va se faire un pagne végétal : le vêtement des esclaves. Et Dieu, qui ne l’abandonne pas, l’appelle : « Adam où es-tu ? » Puis Dieu  lui fait un habit de peau : le vêtement des hommes libres… Fidèle à sa Miséricorde, Dieu envoie son Fils Unique. Et Jésus devient nu pour nous. Il prend sur Lui la nudité d’Adam, la nudité conséquence de son péché, pour laver le péché de l’humanité. Chacun de nous, nous avons bien des fois expérimenté la Miséricorde de Dieu. « Là où le péché s’était multiplié, la Grâce a surabondé » (Ro. 5,20)… Pour Dieu, chacun  de nous est important, même pécheur, Il tient à nous…

            Dans son enseignement, Jésus nous laisse la parabole du Père Miséricordieux. Le jeune fils prend son héritage, le dilapide et finalement touche le fond. Mais le Père ne l’abandonne pas : il l’attendait chaque jour. Et dès que son jeune fils paraît, il court à sa rencontre, l’habille et lui met une bague au doigt, en l’embrassant. Dieu attend toujours et c’est le motif de notre espérance…

            Et dans l’Evangile de ce jour, Jésus nous manifeste encore cette Miséricorde du Père. Les disciples se sont enfermés. Ils sont prisonniers de cette peur d’être reconnus comme ceux qui ont suivi Jésus. Mais voilà que bien que la porte soit verrouillée : Jésus se tient au milieu d’eux. Que va-t-il dire à ceux qui l’ont lâché ? Sans un mot de reproche, il leur montre les plaies de la Passion et leur dit : « La Paix soit avec vous » ! Voilà la Miséricorde de Dieu. « Et les disciples furent remplis de joie »…

            Il ne manquait que Thomas ! Pour Thomas, Dieu a un visage concret : celui de Jésus. Thomas ne se suffit pas de ce qu’il entend des apôtres et de la Promesse de Jésus lui-même : Je ressusciterai le 3° jour. Il ne croit qu’en l’expérience. Et Jésus ne l’abandonne pas. Il lui a laissé 8 jours de réflexion et maintenant il est là et attend. Thomas est touché par cette Miséricorde et de son cœur jaillit : « Mon Seigneur et mon Dieu »…

            La Miséricorde de Dieu s’exerce par la douceur et la patience de Jésus. C’est aussi l’expérience que vont faire les disciples d’Emmaüs. Ils étaient tristes et tournaient le dos à Jérusalem.  Mais le Christ ne les abandonne pas, il est là, même si leurs yeux ne le reconnaissent pas tout de suite.  Il est Patience et Miséricorde.

                                   Dieu agit de même avec chacun d’entre nous. Il n’est jamais loin et si nous revenons vers Lui, il nous ouvre les bras et nous donne sa Paix : « La Paix soit avec vous ».

Seigneur, pendant ce temps de Pâques,

Nous voulons nous laisser envelopper par ta Miséricorde et nous comptons sur ta Patience…