Dimanche 14 avril 2019 : Rameaux.

 

                                  Nous entrons aujourd’hui en semaine Sainte ! Jésus entre à Jérusalem, dernière étape de son périple sur terre.

            Jérusalem, en hébreu signifie : fondation de la paix. Or cette ville n’a jamais connu la paix, hier et encore aujourd’hui. Elle a connu des invasions, des destructions et des reconstructions. Pour la protéger on l’a doté de remparts… Ce jour-là, les portes sont ouvertes et Jésus entre, acclamé par la foule en liesse… Il se présente pacifiquement, porté par un ânon, comme son ancêtre David.

            Aujourd’hui, en 2019, le Christ veut nous rejoindre au cœur de nos vies, entrer dans nos villes, fouler nos quartiers… Si nous lui ouvrons notre porte, il peut nous rendre acteurs d’une vie plus humaine et plus solidaire. Il se présente doux et humble. Si nous lui ouvrons notre porte, cette semaine sera Sainte… Nous construisons parfois nos vies, comme des forteresses imprenables et les barbelés hérissés de lames de rasoir, dont la France et l’Europe s’entourent, témoignent de la peur qui nous habite face aux migrants, et plus souvent face à notre voisin, qui est différent… Ouvrons notre porte, et avec le Christ, soyons porteurs de paix.

                                   En écoutant le récit de la Passion, nous avons déroulé le drame de la mort de Jésus. Ou vous êtes-vous situés ? Vous vous êtes peut-être sentis appelés à rejoindre l’un ou l’autre, qui lui sont venus en aide, ce jour-là ! Suivant le charisme qui t’est propre, tu peux être avec le Christ, pour veiller dans la prière, même si c’est une toute petite heure, chaque jour de cette semaine… Suivant le charisme, qui t’est propre, tu peux être Simon ou Simone de Cyrène, plongé dans l’humanité souffrante, qui aide son frère apporter sa croix… Suivant le charisme, qui t’est propre, tu peux fraterniser avec le centurion, qui a reconnu et proclamé que Jésus est fils de Dieu… Alors, cette semaine sera Sainte, car elle sera pour chacun, un engagement de tous les jours et de tous les moments…

                                   Dans le déroulement de la Passion, j’ai choisi pour chacun de nous (Marc 15,34) le cri de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? A qui croyez-vous que Jésus s’adresse ? Vous allez me répondre : à Dieu son père ! Vous avez raison ! Mais encore ? Rappelle-toi le cri de ta maman, le jour où tu avais fait une grosse bêtise : mon Dieu, qu’est-ce que tu as fait là ? C’était bien à toi qu’elle s’adressait, en prenant Dieu à témoin ! Une petite voix parlait à ta conscience et tu as dit : Non. On arrive bientôt à la fin du carême. Bilan : je n’ai pas jeûné, je n’ai pas partagé le peu d’argent dont je dispose, je n’ai pas prié plus que d’habitude…

            « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » ? C’est bien à chacun de nous que le Seigneur s’adresse.

Seigneur, mon plus gros péché, c’est l’égoïsme et l’impatience.

Donne-moi de me ressaisir en cette semaine Sainte…