Chers amis,

    Ce mois de décembre nous fait entrer dans le temps de l’Avent, temps d’attente, temps 
de préparation, temps d’Espérance.
L’espérance est peut-être ce qui manque le plus à notre monde. Ou plutôt la véritable Espérance, celle qui est théologale, celle qui se repose en Dieu. Car le monde est rempli de petites espérances qui nous bercent d’illusions et qui, bien souvent, nous déçoivent : l’espérance du progrès, l’espérance de la richesse, l’espérance d’une vie « belle et parfaite » aux yeux des autres…
La véritable Espérance nécessite de regarder vers le Ciel, de regarder l’Étoile qui, de là-haut, nous montre le but de notre chemin terrestre. Comme les mages qui, se laissant guider par le Ciel, arrivent à l’étable de Bethléem… Nous pouvons laisser notre cœur, notre âme regarder le Ciel. Loin de nous éloigner de la Terre, nous pourrons alors dépasser et surmonter les difficultés de ce temps et marcher à la suite du Christ vers le Royaume de Paix et de Joie qu’Il nous a promis.
    La crèche que nous installerons bientôt dans nos maisons, dans nos églises, dans nos villes et villages est le signe par excellence de cette Espérance. Au milieu des ténèbres, entre un âne et un bœuf, repose le salut du monde.

                                                                                                          Père Dominique Fornerod, curé de la paroisse.